De la confiance

Avertissement : le post qui suit est à prendre pour ce qu’il est c’est-à-dire un simple avis personnel.

Par une sorte de réflexe naturel, les parents ont parfois du mal à accorder leur confiance aux personnes qui leur ont annoncé le dépistage d’une mucoviscidose chez leur enfant. Je pense, d’une manière générale, que les acteurs des CRCM en ont pleinement conscience. Ce cap doit évidemment être dépassé et un bon suivi du patient passe évidemment par une relation de confiance avec le soignant. Le soignant sait. Un point c’est tout.

Cette confiance n’interdit pas les questions. Elles sont légitimes et les soignants en ont pleinement conscience. Cette confiance n’interdit pas non plus la vigilance notamment lors des passages en milieu hospitalier. Si les personnels des CRCM sont très attentifs aux questions d’hygiène et aux protocoles à appliquer pour éviter les infections nosocomiales, il n’en est pas forcément de même pour les intervenants d’autres services. Les causes sont nombreuses : très souvent le rythme de travail intensif et le manque de personnel, parfois les mauvaises habitudes et bien plus rarement, heureusement, l’incompétence. Dans de telles situations, les patients ou les parents de patients se doivent de relever ce qui leur semble poser problème. Dans l’immense majorité des cas le personnel ainsi interpelé modifie sa pratique. Ce n’est que très exceptionnellement qu’il refuse de se soumettre à la demande du patient ou du parent (ex : une kiné – hors CRCM – qui après s’être lavé les mains et avant de manipuler une sonde – acte invasif – touche la poignée de porte de la salle de bain, elle même manipulée 5 minutes avant par les gants Mappa de la personne chargée du ménage. Refus de réitérer le lavage des mains (« vous n’allez pas m’apprendre mon métier ») = refus du parent de laisser pratiquer l’acte).

C’est parfois un risque ignoré du corps médical que le patient ou le parent peut observer. Une illustration : dans la chambre d’un patient contaminé par pyocianique, lavage strict des mains – entrée et sortie -. A priori, pas de difficulté. En y regardant de plus près, on constate que les mains sont séchées avec des serviettes en papier, la recharge étant placée … par les gants Mappa de la personne chargée du ménage !

Attention, faire des remarques sur certaines pratiques impose à mon sens d’accepter la critique en retour : la remarque est peut-être excessive ou infondée, le patient ou les parents doivent alors accepter le « renvoi dans les 22″.

Enfin, un dernier mot pour l’administration hospitalière. Si la confiance est de rigueur pour le personnel soignant, je crois que la méfiance n’est pas inutile concernant la transmission des informations entre services. L’hôpital reste une machine complexe et parfois, la communication en interne se fait mal. Les exemples peuvent évidemment être multipliés : confusions de dossiers, confusion de médecins pour les rendez-vous … En général, rien de grave mais patients et parents doivent veiller…

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